Stratégie : Ensemble d’actions coordonnées, d’opérations habiles et de manœuvres en vue d’atteindre un but précis.

Efficacité : capacité à produire un maximum de résultat pour un minimum de coût. On la mesure de manière qualitative ou quantitative. C’est l’efficacité d’une action qui va déterminer la réussite des objectifs.

LA STRATÉGIE GÉNÉRALE / Fondation du plan stratégique, elle définit sa direction d’ensemble. Répondant à la vision finale du groupe de lutte, elle en coordonne les ressources afin qu’il puisse atteindre ses objectifs.

LA STRATÉGIE RESTREINTE / La stratégie générale peut englober des plans stratégiques plus restreints, basés sur des campagnes ou des objectifs précis. Les mouvements et ressources sont limité·e·s par le cadre établi précédemment. Dans sa conception et son établissement, les outils et processus de réflexion sont similaires, mais doivent prendre en compte la répartition des ressources à plus large échelle.

LA TACTIQUE / Manière dont un groupe met en place les moyens sélectionnés et agit sur le terrain. Elle concerne des objectifs et une durée limité·e·s.

LES MOYENS / Mises en application du plan stratégique sur le terrain : grèves, boycotts, happenings de rue, blocages, désobéissance civile, etc. Chaque moyen a un coût humain, matériel, temporel et émotionnel que la stratégie prend en compte afin qu’il soit exploité au bon moment, dans la bonne circonstance.
 

Points-Clés : Il n’y a pas de bonne stratégie dans l’absolu : chacune se construit et s’adapte selon certains facteurs déterminants. Les objectifs, moyens et tactiques sont sélectionné·e·s en fonction de ces éléments-clés qui structurent les contraintes et les  opportunités des différent·e·s acteur·ice·s de la lutte.

LA VISION / Objectif final de la stratégie générale. C’est en fonction d’elle qu’on détermine les objectifs   secondaires, les allié·e·s et les types de moyens mobilisables. Celle du Projet Méduses, c’est l’abolition de toutes formes de domination. Dans toutes les étapes de la stratégie, nos décisions sont donc calibrées en fonction de cette finalité. Connaître la vision d’un groupe est essentiel pour débattre de la pertinence de sa stratégie. La vision est intrinsèquement liée au système moral du groupe.

LES OBJECTIFS / Ils déterminent la structure du plan stratégique. Organisés en inter-dépendance, ils permettent de visualiser les paliers à atteindre pour réaliser la vision. Ils peuvent concerner l’intérieur du mouvement (objectifs structurels : élever le moral des militant·e·s, recruter, former, etc.) ou l’extérieur   (objectifs opérationnels : faire changer une loi, condamner un·e adversaire, sensibiliser un public précis, etc.). Pour s’assurer que l’action réalisée ait atteint le(s) objectif(s) auxquels elle doit répondre, le groupe doit établir en amont des processus d’analyse de son efficacité.

LE TEMPS / C’est une donnée essentielle : c’est une ressource qu’on ne peut pas rattraper. Les objectifs doivent être temporalisés sous peine de ne pas être atteints. Il est important de comprendre les enjeux liés au temps, pour soi mais aussi pour ses adversaires. Sa perception est relative selon les individus, ce qui en fait un enjeu particulièrement sensible à manipuler.

LES CONNAISSANCES / Ce sont des outils indispensables à l’élaboration de chacune des parties du plan, de la stratégie générale aux moyens utilisés. Grâce à elles, il est possible de connaître ses adversaires, les sources de leur pouvoir, leurs points faibles et les terrains sur lesquels il faut agir, pour maximiser l’efficacité des actions. Elles permettent aussi de faire un retour critique sur les stratégies développées par le passé, d’anticiper les mouvements des adversaires et de se prémunir de ses approches obliques (manipulations).